Beni sous le choc des massacres : le député Enock Batsotsi Nyamwisi appelle à une nouvelle stratégie de guerre contre les ADF.

La recrudescence des attaques attribuées aux combattants ADF dans la région de Beni, au Nord-Kivu, continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la classe politique congolaise. Après le massacre d’une vingtaine de civils perpétré dans la nuit du samedi au dimanche 31 mai 2026 dans les quartiers Ngadi, Vemba et Masulungwede, à la limite entre la ville et le territoire de Beni, le député national Enock Batsotsi Nyamwisi a lancé un appel pressant en faveur d’une réponse sécuritaire plus ferme et mieux coordonnée.
Profondément touché par ce nouveau drame, l’élu du territoire de Beni a présenté ses condoléances aux familles des victimes et estimé que la menace des ADF devait désormais constituer une préoccupation nationale nécessitant la mobilisation de toutes les forces de la République pour une solution urgente et durable.
Face à la persistance de l’insécurité, le parlementaire a interpellé les ministres de la Défense et de l’Intérieur en formulant trois recommandations majeures destinées à renforcer l’efficacité de la lutte contre les groupes armés. La première porte sur la mise en œuvre immédiate du plan opérationnel intégré élaboré lors du forum sécuritaire organisé à Beni en février 2026. Selon Enock Batsotsi Nyamwisi, seule une coordination tactique et géographique efficace des opérations permettra de traquer les combattants ADF et de réduire durablement leur capacité de nuisance.
Le député plaide ensuite pour un renforcement conséquent des effectifs engagés dans les opérations conjointes FARDC-UPDF. Il estime que tous les axes stratégiques, y compris ceux actuellement considérés comme relativement calmes, doivent faire l’objet d’une surveillance permanente en raison de la mobilité et de l’étendue du champ d’action des assaillants.
Enfin, l’élu de Beni appelle à une réorientation de la doctrine militaire en privilégiant une offensive permanente contre les ADF. Pour lui, les forces engagées ne doivent plus se limiter à réagir après les attaques, mais prendre l’initiative des opérations afin de neutraliser durablement cette menace qui continue de semer la terreur dans la région.
Dans son plaidoyer, Enock Batsotsi Nyamwisi a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la population et les services de sécurité. Il a rappelé que la protection des citoyens demeure l’une des principales responsabilités des autorités issues des élections de 2023.
Alors que les populations de Beni vivent au rythme des violences répétées, l’élu espère que ces propositions permettront d’ouvrir une nouvelle phase dans la lutte contre les ADF et de restaurer durablement la paix dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo.
La Rédaction



